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20 minutes d’étirements matinaux
B.K.S. IYENGAR, LE MAITRE POUR QUI "TOUTE LA VIE EST UN YOGA"
Rencontre avec le Yoga
BKS Iyengar naît en 1918 dans une famille pauvre du sud de l’Inde. C’est un enfant chétif, souvent malade et alité (il contractera la malaria, la typhoïde et la tuberculose !) que rien ne semble prédisposer à devenir un maître de yoga de renommée internationale.
Pourtant, à 14 ans, il rencontre le Yoga par l’intermédiaire du mari de sa sœur, Sri T. Krishnamacharya qui enseigne cet art dans une école réservée à la famille du Maharajah de Mysore. Dans l’espoir d’améliorer sa santé, BKS Iyengar quitte les siens pour devenir l’un de ses disciples (aux côtés de Pattabhi Jois qui de son côté créera l’Ashtanga Vinyasa Yoga) et commencer l’apprentissage d’un yoga très martial et exigeant.
(Vous pouvez écouter BKS Iyengar évoquer son sentiment sur cette période de sa vie et le yoga, dans une interview très intéressante à cette adresse: https://youtu.be/MUYD7mmsFR0.
Pune: Pratiquer encore et encore
Deux ans plus tard, en 1936, Sri T. Krishnamacharya envoie BKS Iyengar dans la ville de Pune pour enseigner et faire renaître la pratique du Yoga qui s’était quasiment éteinte en Inde (à tel point que Sri T. Krishnamacharya avait dû se rendre au Népal pour l’apprendre). Malgré son manque d’expérience et le fait qu’il ne parle quasiment pas anglais, BKS Iyengar relève le défi et grâce à sa ténacité et un entraînement de dix heures quotidiennes il parvient non seulement à devenir un pratiquant hors-pair, mais aussi à guérir ses problèmes de santé et à élaborer un type d’enseignement à la fois rigoureux et accessible à tous.
Il donne même des cours à un groupe de femmes, ce qui, en Inde, était jusque-là inimaginable.
Yehudi Menuhin
En 1952, BKS Iyengar invite le violoniste Yehudi Menuhin, de passage en Inde, à venir pratiquer une série de postures avec lui. Le musicien, enchanté par cette séance (il lui confiera n’avoir jamais éprouvé autant de joie) devient alors son ami et lui propose de venir donner des cours à Londres, en Suisse et à Paris. C’est le début du rayonnement international du Yoga Iyengar et du Yoga en général.
Lors d’une interview, BKS Iyengar dira de Menuhin qu’il fut son meilleur élève, qu’il « était un rishi, un yogi, un Indien dans son âme ».
Fondation du RIMYI – Ramami Yiengar Memorial Yoga Institute
En 1975, BKS Iyengar, inaugure son institut (nommé en souvenir de son épouse) destiné à l’étude du Yoga et à l’accueil d’étudiants en provenance du monde entier. Il le fait bâtir sur trois étages qui symbolisent le corps, l’esprit et l’âme. Huit colonnes représentent les huit branches du Yoga Ashtanga de Patanjali : yama, niyama, asana, pranayama, pratyahara, dharana, dhyana et samadhi.
Le Bellur Krishnamachar Sheshamma Smaraka Nidhi Trust
En 2003, BKS Iyengar fonde le Bellur Krishnamachar Sheshamma Smaraka Nidhi Trust pour améliorer la qualité de vie des habitants de sa ville via l’éducation et la santé privée et publique.
Le legs
Aujourd’hui, le Yoga Iyengar est représenté dans plus de 180 instituts reconnus et transmis par des enseignants certifiés dans des milliers d’écoles et de centre à travers le monde. Il compte plus d’un million d’adeptes en Occident.
Le RIMYI est désormais dirigé par les enfants de BKS Iyengar : Geeta Iyengar (décédée en décembre 2018) et Prashant Iyengar, tandis que sa petite-fille Abhijata continue à diffuser ses enseignements dans le monde entier.
Les actions au niveau de l’éducation et de la santé se poursuivent toujours au Bellur Village (pour en savoir plus, vous pouvez consultez le site : Trust – Bellur Iyengar Yoga Center.
BKS Iyengar nous a également laissé de nombreux ouvrages aussi bien axés sur la pratique des postures, comme La Bible du Yoga, celle du souffle comme Pranayama Dipika, que sur l’interprétation de textes anciens, tel Lumière sur les Yoga Sutras de Patanjali ou la philosophie du Yoga, tel La Voie de la Paix Intérieure. Autant d’oeuvres qui nous permettent aujourd’hui de nous approcher de cet art sous ses différentes facettes et dans sa globalité.
